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stéphane blanchet


5e dan Aikikai de Tokyo [ France ]
[ assure la direction de l’Aikikai Péreire ]









[ dans la continuité d’Alain Tendron ]
Florilège de citations sur l’enseignement de l’aikido :

Se former [ en permanence ], partager et se confronter afin de faire vivre notre discipline.
Epuiser le corps afin de fléchir les rigidités pour atteindre une certaine liberté de travail.
Remettre en jeu ses connaissances pour continuer à [ se ] découvrir.
– Et développer un corpus technique qui doit permettre de travailler la sensation,
dont parlent tous les sportifs et artistes de haut niveau.
La forme et le fond sont indissociables dans la pratique comme dans l’enseignement.
– L’aikido est une pratique à deux où souvent le rôle du tori est l’acmé de la discipline.
Malheureusement il est indissociable du uke, et surtout de la qualité du uke.
L’ukemi est donc enseigné chez nous à part entière.
Ce qui fait certainement notre originalité dans le paysage technique français.

– Donc, enseigner, ce n’est pas seulement savoir faire,
mais c’est faire comprendre son savoir-faire et surtout savoir faire faire !
– Faire ouvrir le corps pour atteindre une certaine fluidité de mouvement.
– Transmettre ses sensations à ses élèves... en pratiquant avec eux.
– Préoccupation majeure : construire le corps de mes élèves et non disloquer le uke...
sous prétexte de mobilité.
Seule réelle manière de les préserver physiquement dans une pratique à risque intense.
– Et de leur donner les moyens techniques d’une pratique de haut niveau, par la qualité du contact
et le sens des placements. Sans quoi l’aikido ne serait qu’un corpus technique sec et répétitif.

– Toutes les techniques n’ont pas la même valeur éducative. Il faut donc faire des choix pédagogiques
et les tenir sur la durée, car "Rome ne s’est pas faite en un jour".
Ce n’est donc pas uniquement de la transmission dont on parle, mais d’une réelle formation !
– Ce qui sous-entend qu’il faut être capable d’ajuster son enseignement à chaque individu,
autant d’un point de vue physiologique que psychologique.
– Ce qui me fait dire au final que l’aikido est une discipline collective,
comme on parle souvent de sport collectif. Nous progresserons ensemble !




1 – les premiers pas
Né en 1969, Stéphane Blanchet commence le Judo en 1980 à Alfortville puis l’Aïkido en 1983 toujours dans le même club avec Gérard Hervé. En 1984, à 15 ans, il part un mois au Japon à l’occasion du Congrès mondial de l’aïkido. Il y découvre l’Aïkikaï de Tokyo mais aussi l’ancien dojo de O Sensei à Iwama. Il passe là-bas une semaine de stage exceptionnelle sous la direction de Morihiro Saito. Avec juste un an de pratique, ce sont des souvenirs inoubliables. Pratiquant en France à la FFAAA, mais entraîné dans les stages de la FFAB par son père ceinture noire, et proche de Nobuyoshi Tamura, Stéphane s’est trouvé au croisement de cultures de l’aikido sensiblement différentes. Il obtient sa ceinture noire en 1988. En 1992, il intègre l’Aïkikaï Pereire dirigé par Alain Tendron, élève de Bernard Palmier et Christian Tissier.

2 – l’efficacité et la sensation
Stéphane ira également se former, une courte période, aux arts martiaux de poing comme le Shorinji Kempo et le Karaté Kyokushinkai. Mais très vite, il trouvera chez Alain Tendron un travail répondant à ses attentes : une pratique physique intense et une recherche technique permanente. Il y découvre aussi, avec l’œil du débutant, le contact et la sensation... Soit une étonnante liberté de ton au travers d’un apprentissage technique évolutif et rigoureux. En quelque sorte, le métissage de ses propres acquis d’occidental avec la pratique très particulière de l’Aïkikaï de Tokyo, résoudront en grande partie ce qu’il appelle “les contradictions irréductibles d’un art martial moderne” :
[ énergie versus recherche technique / efficacité versus intégrité du partenaire /
rationnalité occidentale versus densité du travail japonais ]
.
Le travail d’Alain a une valeur d’exemple autant en termes de pratique que d’enseignement : pratiquant et uke remarquable, c’est aussi un enseignant qui ne compte pas son temps pour former ses élèves ( et pratiquer avec eux ). Les pas de l’un vont suivre scrupuleusement ceux de l’autre. L’ukemi [ la chute ] va être l’un des points forts et structurant de l’enseignement d’Alain, afin de se remplir le corps et le rendre disponible.

3 – construire un groupe vivant et ouvert
Depuis son 1er dan, il a suivi les stages animés en France chaque année par Endo sensei. Stéphane obtient son 2e dan en 1994, puis son 3e dan en juin 1998. À la rentrée suivante, lors du départ d’Alain pour Montpellier, il prend la direction de l’Aïkikaï Pereire avec Patricia Lucide. À partir de 2002, il part régulièrement s’entraîner au Japon avec Alain. Il passe son 4e dan en France en juin 2002, obtient ensuite son homologation japonaise par l’Aïkikaï de Tokyo, où il suit les cours de Yasuno sensei, de Osawa sensei et du Doshu. Dans le même temps, il suit également les cours privés de Yamashima sensei. En 2004, Patricia part à Tokyo suivre les cours de Yasuno sensei. Stéphane assume dès lors seul la direction du club. Il continue de s’entraîner assidûment et invite très régulièrement Alain Tendron à Paris.

Il invite également de hauts gradés vivant à Tokyo, tel Gérard Sachs ( 7e dan Aïkikai ) ou Didier Boyet ( 6e dan Aïkikai ) proche de Miyamoto sensei... Mais aussi des parisiens comme Pascal Durchon ( 5e dan Aïkikai ) membre du collège technique national de la FFAAA, Michel Lapierre ( 5e dan ) élève et proche d’Arnaud Waltz, ou encore Richard Lévy ( fidèle du travail de Endo sensei et de Franck Noël ).

En attendant d’en inviter d’autres autour de ses principes : faire partager ses coups de cœur mais aussi une certaine ouverture sur le vaste monde de l’aiki. Le choix d’un « style » doit être confronté en permanence aux pratiques et aux regards différents. Partager et se confronter afin d’enrichir son regard et son corps. Envisager notre discipline comme vivante et collective.